- Une triangulaire serait fatale aux candidats de gauche et projeterait le FN à la tête de la ville. Les prochains jours vont être chauds entre les deux candidats frères ennemis, Duquenne et Ferrari qui vont jouer une partie de poker-menteur sur le mode fusion ou désistement.
- En cas de désistement d'un des candidats de gauche, c'est le cas de figure Duquenne/FN qui paraît le plus probable. Mais le sondage de la semaine dernière n'évoque pas ce duel (voir billet Le triangle infernal). Et on peut prédire une importante déperdition dans les dynamiques de second tour sur la partie gauche de l'électorat. Léger avantage arithmétique pour la gauche sur la droite qui dispose de moins de réserves.
- Score moyen des Verts/Europe Ecologie. Régine Calzia ne fait que 8,52% mais les Verts n'ont jamais performé dans un département qui ne leur est pas favorable socio-culturellement. Doivent logiquement rejoindre le front anti-Front.
- Désaveu complet de l'appareil du PS, au niveau local et au niveau national. Qui, après avoir refusé localement de soutenir Ferrari qui s'est présenté contre son aval et contre leur candidat PRG, s'est finalement rangé via les instances parisiennes et du bout des lèvres derrière son nom. Mais Ferrari arrive troisième ! Désaveux de l'appareil local et de l'appareil national, contraints et forcés de se ranger derrière la bannière de celui des leurs qu'ils ont démis, Daniel Duquenne ! Décidèment, le PS n'a plus la main sur les situations difficiles.
- On peut d'ores et déjà prévoir une série de recours juridiques après le second tour de dimanche prochain qui s'annonce serré. L'avocate Marine Le Pen ne va pas s'en priver si elle doit s'incliner. Ou si elle gagne, son challenger en fera autant.
- Le faible score de l'UMP, leur candidat ne dépassant même pas les 5%. Aucun risque pour rejoindre la coalition anti-FN et se draper dans la toge de la virginité républicaine tout en se réjouissant de cette nouvelle dégradation de l'image du PS de Martine Aubry et enfoncer un coin de plus dans les murs de la maison socialiste déjà passablement lézardés. Tout bénéf !
- En retrait de l'épine héninoise, Martine Aubry, patronne du PS, semble subir les événements. Problèmes : Hénin-Beaumont est typique de la déliquescence d'un système clientèliste et prébendier qu'elle n'avait de cesse de dénoncer il y a quelques années. Ce qui lui avait valu quelque volée de bois rose via presse interposée et quand elle a caressé l'idée de s'attribuer une circonscription lilloise pour les législatives de 2007 (voir mon livre pages 319/324). On vit le sérail se soulever et la maire se faire lapider en public. Titine de Fer doit boire du petit lait. Mais c'est elle la chef maintenant !
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||