C’est indéniable. D’aucuns diront que Ségolène Royal a pris de court le PS, le Modem et même l’UMP. Non, il ne s’agit-là que d’une vision panoramique de la politique française du moment. Ça reste la seule et unique stratégie pour battre Sarkozy et sa clique de bras cassés qui, eux, cassent la France depuis déjà deux années et demi. Trop c’est trop.
S’il fallait encore compter sur quelqu’un(e) en France en terme de viabilité et de fiabilité, c’est du côté du Poitou qu’il faut aller chercher la solution. Régionale à court terme, et nationale bien sûr, en attente de la grande consultation de 2012. Cette personne, la meilleure de nous tous, n’en déplaise aux esprits chagrins, c’est encore Ségolène Royal.
Lorsqu’en 2007, celle qui n’a jamais changé, même pas d’un iota, offrait à François Bayrou chef du Modem (Mouvement démocrate) la Primature, celui-ci, dans une stratégie aux antipodes de l’intérêt national vu la dangerosité du ministre de l’Intérieur de l’époque, avait préféré jouer une symphonie dissonante, puérile et égoïste qui, comme tout le monde le sait, a créé son isolement actuel.
La perche qui lui est tendue, opportune et bénéfique, ne saurait être refusée. Ce serait même un suicide s’il y a refus et encore
une fois, il aura raté magistralement le train en marche, celui d’un réveil républicain et national. Les atermoiements, l’hypocrisie ou le cache-cache ne viendraient que plomber
définitivement sa sortie de l’ornière. Ne considérant rien, il envoie Marielle de Sarnez ce matin au front. Pour elle, le Modem ira seul. Tant mieux.
En proposant 5 places éligibles au Modem, en Poitou-Charentes sur sa liste, Ségolène Royal semble étonner ses détracteurs
qui jugent bon de rester dans un statut quo abscons, celui de l’immobilisme tant reproché au PS. What
else ? La clarté de l’action est à saluer.
Baromètre sociétal français, s’intéressant à tous les sujets et les maîtrisant en plus, Ségolène Royal est encore la seule politique qui détonne (sens figuré et allégorique) avec brio. Récemment, elle rendait visite à une autre femme d’honneur, Audrey Pulvar, celle qui a dit NON à la monotonie et au diktat médiatique du PAF. De peur d’altérer son propos, je vous laisse savourer cet instant.


